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Le continent américain entre tensions et intégrations régionales

cours continent américain. (Cours)

 

tensions et intégrations sur le continent américain. (cartographie)

Résister par l’art et la littérature

Si l’on en croit cette phrase de Victor Hugo « On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées. » les idées seraient plus fortes que la force et finiraient toujours par triompher… Ainsi pendant la deuxième guerre mondiale, résister par l’art et la littérature a été un des moyens de lutte contre le système nazi et son idéologie. Résister c ’est ainsi utiliser tous les moyens disponibles (lutte armée, sabotages, lutte idéologique, mais aussi simples actes de désobéissance ou de survie) pour s’opposer à ce que l’on croit injuste.
Par art et littérature on entend toutes les pratiques artistiques, qu’elles soient réalisées par des artistes français confirmés, mais aussi par de simples amateurs ou anonymes, désireux de s’opposer à l’idéologie nazie ou au régime collaborationniste de Vichy.
En quoi pendant le deuxième conflit mondial, résister par l’Art et la Littérature ont-ils pu participer, à la fédération des esprits, ou à la simple idée de survie ?
Après avoir évoqué les difficultés rencontrées par la pratique des arts et de la littérature pendant la seconde GM,  nous évoquerons, à travers une multiplicité de pratiques artistiques des situations forts diverses de résistance, notamment à travers des formes d’engagement idéologique, dans des situations de liberté plus ou moins restreinte. Enfin nous évoquerons également les rares pratiques artistiques, (dans des cadres de liberté très contrainte), véritables témoignages d’une histoire tragique et étonnamment porteuses d’espoir…

  • Art et littérature des domaines sensibles qui peuvent aller à l’encontre de l’idéologie nazie… Donc mis sous surveillance.
  1. Une idéologie nazie, allant à l’encontre des principes démocratiques républicains.

L’idéologie nazie est basée sur l’inégalité fondamentale entre les hommes, idée naturaliste où coexistent des prédateurs (des surhommes), des êtres inférieurs (des sous-hommes), des asociaux (les tziganes) et des parasites (les juifs) … Dans cette nature inégale, les espèces dominantes doivent se doter d’un biotope (Lebensraum) étendu aux dépens des autres peuples.
L’égalité est un élément à proscrire « ce sont les faibles qui réclament l’égalité ».  A ce titre toutes les idées libertaires et égalitaires prônées par les Lumières et développées par les révolutionnaires français sont à bannir.  L’individu doit être au service de l’état et ne peut plus avoir son libre arbitre….  Cette idéologie soutenue par le régime de Vichy, va donc à l’encontre des grands principes démocratiques républicains forgés avec grande difficulté en France depuis plus de 200 ans. C’est dans la grande lignée des Lumières que ce sont développés les grands principes libertaires et égalitaires défendus par les grands auteurs comme  Victor Hugo et Zola pour ne citer qu’eux.
Dans le domaine de la musique ou de la peinture les artistes sont devenus au cours du XIX et au début du XXème siècle de plus en plus libres,  Ils pensent et d’agissent comme bon leur semble, allant même parfois jusqu’au refus des règles (mouvements anarchistes et dadaïstes) qui ne peuvent évidemment pas être recevables pour une idéologie qui se doit de contrôler les pratiques artistiques ou littéraires.
La nature antisémite du système est également une des données fondamentales de discrimination vis à vis des artistes ou écrivains d’origine juive.

  1. La mise en place du contrôle de la pensée
  • Par la mise en place d’interdictions de publications. Ex Liste OTTO
  • Par une action sur les supports de l’information.

L’état allemand soutenu par le régime de Vichy va pratiquer contrôle des approvisionnements des supports de l’information, générant auprès des publics, des pénuries de papiers, d’encres, l’interdiction des radios, des caméras ou appareils photos. Dès lors la publication d’œuvres et leur duplication devient difficile. Sans parler de leur diffusion qui doit se faire clandestinement.

  • Par le contrôle de l’information.

Il pratique ainsi la propagande, et la désinformation. La censure empêche toute déviance de l’idéologie mise en place. La vie culturelle est maintenue avec l’organisation d’échanges culturels entre la France et l’Allemagne avec des tournées en France de musiciens allemands ou d’artistes français au sein du Reich comme Drieu  la Rochelle ou De Vlaminck. Dans la France de Vichy l’art est au service du maréchal Pétain…

 

  1. L’exclusion des personnes…

Beaucoup d’artistes engagés politiquement (dans les mouvements communistes par exemple) sont menacés et le seront encore plus à partir de l’invasion de l’URSS. Certains vont ainsi fuir et partir en exil comme le surréaliste André Breton ou le peintre Max Ernst partiront aux Etats-Unis aidés en cela par un le réseau Varian Fry. Beaucoup d’artistes comme Pierre Dac ou l’écrivain Joseph Kessel ont également rejoint l’Angleterre où ils joueront un rôle prépondérant. D’autres comme le poète Paul Eluard se cachent. (De 1943 jusqu’à la libération il est caché dans l’hôpital psychiatrique de Saint Alban)

 

  • Résister par des pratiques artistiques, pour lutter contre l’ennemi.
  1. Des moyens de luttes organisés, disposant de moyens, exercés depuis Londres ou la France libre.
    L’objectif est de gagner la guerre de l’information. Pour cela tous les moyens sont bons.
  • Par la mise ne place d’une politique culturelle libre destinée à réunir toute l’intelligence française. Conçue dès septembre 1940, elle se définit à partir de 1941 en deux organismes le commissariat à l’instruction publique dirigé par René Cassin et par le commissariat à l’information dirigé par André Diethelm puis par jacques Soustelle.
    Les buts de ces deux organismes sont de défendre les valeurs humanistes de la culture française, de favoriser les publications et d’établir un lien entre les intellectuels privés de liberté et la France libre. C’est ce que résume très bien Roger Caillois lorsqu’il publie en 1941 dans les lettres françaises « Voilà le devoir des écrivains français de l’étranger : se vouloir être les interprètes attentifs de leurs camarades réduits à s’exprimer en chuchotant »
  • Grâce à une littérature combattante sous l’impulsion de quelques auteurs indépendants dont Georges Bernanos qui résidant au Brésil publie nombre d’écrits sous forme de « lettres ouvertes » qui attaquent sans relâche Pétain au nom des valeurs, des idéaux et de la morale Il met en valeur les idées d’indépendance et de liberté.
    François Garbit raconte à la manière de Rabelais une chronique militaire (bataille  pour l’Erythrée à laquelle il a participé) dans laquelle Mussolini est appelé le duc de Macaroni… Saint Exupéry  publie également en 1942 à new York son livre « pilote de guerre »  qui sera perçu comme un manifeste gaulliste et imprimé par quelques éditions clandestines.
  • Par la recherche d’une identité grâce aux arts plastiques.
    C’est dans la France libre que toute une iconographie va naître basée sur des images simples et facilement reconnaissables et utilisées sur des affiches, des timbres, des revues… Ainsi naîtra la croix de Lorraine pour s’opposer à la croix gammée, elle est un mélange de croix chrétienne (allusion aux croisades) et de glaive assortie d’une devise « En servant la Patrie, il a remporté la victoire »  cette iconographie sera abondamment utilisée pour donner corps à la Résistance. L’art de la caricature sera également très développé.
  • Par l’implication d’artistes de music-hall comme la célèbre Joséphine Baker, meneuse de revue, qui sous couvert de ses déplacements, participe à des actes de renseignement et qui après avoir rejoint les forces françaises libres reviendra sur le sol français au service du théâtre aux armées. Ou par le rôle que tiendra Jean Gabin dans le film l’imposteur réalisé à Hollywood en 1943 où il joue le rôle d’un criminel condamné à mort mais qui, à la faveur d’une évasion, s’engage dans les FFL pour y mourir en héros.
  • Par l’utilisation d’un média puissant que sera Radio Londres qui véhiculera toutes les idées par l’intermédiaire de chansons, de lectures, de critiques satiriques violentes. De véritables spectacles sonores y seront créés notamment l’émission « les trois amis » qui sera diffusée pendant deux ans et qui sous la forme d’un dialogue humoristique entre trois personnages (Jean un pessimiste à convaincre, Pierre l’optimiste confiant dans la victoire et Jacques le médiateur) commentent l’actualité.

Pierre Dac dans son émission « Les Français parlent aux français » y deviendra un chansonnier célèbre, parodiant de nombreuses chansons et fustigeant le régime de Vichy. C’est également à travers ce média que seront diffusées de nombreuses chansons.

  • Un autre moyen de lutte sera le largage de tracts par avion comme le furent le chant des partisans écrit en 1943 à Londres par Joseph Kessel et Maurice Druon ou bien le poème « Liberté » de Paul Eluard.

 

  1. Des moyens de lutte clandestins dans les milieux contraints en France occupée ou France de Vichy.  L’objectif est toujours de rendre visible la contestation de l’ordre établi, mais avec des difficultés bien plus grandes.
    Dans le domaine de la littérature, les moyens utilisés sont souvent modestes et prennent la forme de tracts ou papillons déposés dans les boite-aux lettres ou collés sur les murs.  Le premier tract littéraire recensé est celui du 17 juin 1940 par Edmond Michelet à Brive. Beaucoup d’autres suivront ce sont souvent des pastiches au ton humoristique (contrastant ainsi fortement avec la rigueur des messages de la propagande officielle).

Pastiche de prières ex « Notre De Gaulle qui êtes au feu, Que votre nom soit glorifié, Que votre victoire arrive… »
Certains écrits peuvent se faire à double lecture ex du poème « Collaboration » ou certains constituent des acrostiches (les quinze premières lettres du poème lues verticalement donnent « merde pour Hitler ».

Facilement vues de tous, ces petites œuvres empoisonnent l’existence du régime de Vichy ou des allemands. De nombreux rapports de police sont ainsi rédigés concernant ces tracts, tags ou papillons comme celui établi par l’inspecteur de police MARIE Marcel à Dijon le 13 février 1941 qui fait état de papillons gaullistes découverts sur les murs de la préfecture disant…   « Si vous voulez être livrés, suivez Laval et ses mandataires
« Si vous voulez être sauvés, suivez de Gaulle et ses volontaires »

ou de cet autre papillon découvert à Dijon le 29 mars 1941

« Ni battu

Ni vaincu

Fier et toujours debout

De son aile rasant tout

Le coq de Gaule triomphera

Et l’Allemand exterminera ».

Avec un jeu de mot sur la Gaule et De gaulle… Attention les forces allemandes et de Vichy vont également utiliser des papillons pour faire de la contre propagande.

– Outre ces formes mineures mais largement diffusées la contestation va se faire également par de véritables publications clandestines. Les communistes ont eu à partir de l’invasion de l’URSS un rôle déterminant. Ils créeront ainsi le CNE (Comité National des écrivains) dirigé par Jacques Decour qui sera chargé de rassembler des auteurs de toutes tendances au sein du journal « les lettres françaises » qui réunira une quarantaine d’auteurs. Il sera suivi d’un second journal en 1943 en zone sud « les étoiles » dirigé par Louis Aragon. D’autres initiatives naitront comme « les éditions de minuit » ou « l’éternelle revue » dirigée par Paul Eluard.

Il est à noter que certains auteurs comme Jean Paulhan directeur littéraire chez Gallimard auront une double production à savoir une production « légale » sous contrôle de la censure, tout en ayant été l’un des inventeurs de la presse littéraire résistante.

– L’art pictural est surtout représenté par les tags, (l’expositions des œuvres dites subversives étant bien sûr interdite). Ces tags vont fleurir sur les murs de France, sous la forme de simples V (campagne des v symbolisant le mot victoire) mais également des caricatures d’Hitler ou de Pétain. Des dessins seront réalisés comme ceux de Jacques Barré dans les maquis  pour témoigner du quotidien de leur vie de « hors la loi »

–  Par les chansons (colportage oral) Beaucoup de chansons traditionnelles sont détournées, elles visent particulièrement le maréchal Pétain. Toutefois ces chansons ne peuvent être pratiquées que dans des cercles restreints et leur diffusion en France est très difficile.

 

  • Utiliser les pratiques artistiques pour témoigner ou survivre.
  1. Dans des milieux très contraints comme prisons et camps de concentration
  • Les productions dans les prisons et milieu confinés ont souvent pour but de laisser une trace, un témoignage.
    Albert Mahier, emprisonné à Autun, compose Français-Français, sur l’air de Frou-Frou.
    En 1946 Jacques Foucart a publié un recueil sur les graffitis qu’il a pu relever à la prison de dijon (rue d’Auxonne) on peut ainsi y relever deux strophes réalisées par le père Hubert Belorgey, alors qu’il est mis au secret, avant d’être déporté à Buchenwald puis à Dora ; il médite sur les barreaux de sa fenêtre, qui, formant trois croix, lui évoquent la croix du Christ entourée de celle des deux larrons :« (…)
    Pour notre France
    Aux bons larrons,
    Pour notre France
    Je fais appel.
    Trois croix de fer
    À la fenêtre,
    Trois croix de fer
    Me barrent le ciel »
    Ou encore ce recueil de poésie de Jean-Paul Goret (1898- 1994) qui fait partie du groupe de résistance Henri Bourgogne. Arrêté le 19 septembre 1943, il est condamné à six mois de prison par le tribunal militaire allemand. Il est détenu à Dijon puis au fort d’Hauteville. Libéré le 18 mars 1944, cet agriculteur couche alors sur le papier des sonnets composés, « sans papier, ni crayon », pendant sa détention. Ces Sonnets d’un tôlard sont publiés à Dijon en 1945. Ils sont agrémentés de dessins sommaires mais éloquents, dus à « G. », son camarade de l’infirmerie du fort d’Hauteville. Le premier poème, Au lecteur, montre comment la création littéraire a permis à Jean- Paul Goret de tenir, de résister au découragement et de témoigner. Retenir les vers qui « jaillissent » lui a permis de « [bercer], en l’apaisant, [son] lancinant loisir ».
  • Les productions réalisées dans les camps de concentration sont rares mais peuvent alors prendre des formes multiples avec des riens… Sculpture de bouts de bois, fabrication d’objets, etc… Ce sont des productions individuelles nécessitant souvent des complicités et elles ont globalement deux objectifs. Témoigner ou tout simplement survivre en essayant de garder un semblant d’humanité. En effet se réfugier dans ce qui peut paraître totalement superflu (l’art), permet de mieux accepter les conditions de vie et de lutter contre la déshumanisation mise en place dans ces camps.

Parmi les œuvres les plus marquantes on a les 22 pages d’un carnet de dessins retrouvés à Auschwitz en 1947 signés MM, réalisés probablement au cours de l’année 43. Ces dessins réalisés au crayon et avec quelques touches de couleur, soigneusement dissimulés dans une bouteille, constituent un témoignage précieux et quasi unique de ce qu’était l’univers concentrationnaire d’Auschwitz II. Ils nous apportent également des informations sur la solution finale mise en place dans ce même lieu.
Les dessins de Boris Taslitsky artiste reconnu aux beaux-arts, vont témoigner de son parcours. Arrêté en novembre 1941 il est emprisonné à RIOM (Auvergne), puis sera déporté à Buchenwald. C’est là qu’il réalisera avec la complicité de la résistance intérieure du camp, 200 croquis et même 5 aquarelles, sur la vie du camp et les portraits de ses camarades. Rentré en France en 1945 il publiera ses dessins sous le titre « 111 dessins faits à Buchenwald » préfacé par Louis Aragon.
On peut également noter la création par Germaine Tillon, arrêtée en 1942 et déportée à Ravensbrück en 1943, des paroles d’une opérette en trois actes « le Verfügbar aux enfers » sur la base d’airs connus. Bénéficiant de la complicité de nombreuses détenues et d’un simple petit bout de crayon, elle a pu composer cette opérette, qui ne sera bien sûr jamais jouée, mais qui était destinée à faire rire les détenues… Le rire étant comme l’a si bien dit Rabelais « le propre de l’homme »

  1. Face à la mort.

Face à la mort quelques fois dans son attente ou au moment ultime la résistance continue.

  • Un grand nombre de fusillés se sont encore exprimés au moment des exécutions en entonnant l’hymne national ou d’autres chants.
  • Quelques futurs condamnés ont pu écrire des lettres d’adieu à leurs familles. Elles sont très souvent empreintes de courage et d’amour de la patrie. Ex celles de Gut Mocquet ou de Jean Fertet . Celle de Jean Fertet jeune résistant de 16 ans enfermé dans la prison de la butte dans le Doubs, parviendra par la suite à Londres où elle sera lue à la radio.
  • Les derniers croquis… Comme ceux de Jean Moulin bon dessinateur qui tenait une galerie (c’était sa couverture sous le nom de Romanin) et qui dans ses derniers instants fit un croquis de son bourreau….
  1. Pour quels résultats ?
  • Gagner la guerre de l’information.
    Grâce à toutes ces pratiques artistiques et malgré les difficultés et risques encourus, on peut dire que la guerre de l’information et des idées a finalement été gagnée. Cette guerre d’ordre idéologique et philosophique a permis au bout du compte de fédérer les énergies contre le système nazi et le régime de Vichy.
    Cette fédération des esprits est l’œuvre de tous, qu’ils soient auteurs célèbres ou anonymes, français libres ou français subissant l’occupation ou Vichy, mais aussi prisonniers et internés. Ces pratiques artistiques quelles qu’elles soient vont constituer chacune à leur manière des signes de ralliement, d’espoir ou de survie.
  • Des traces mémorielles fortes.
    Dans le cadre du développement de l’éducation morale et civique il a été demandé au sein de l’éducation Nationale que la lettre de Guy Mocquet ou d’autres comme celle de Jean Fertet soient lues dans les établissements scolaires. Le chant des partisans né pendant les années sombres est devenu un hymne repris par de grands interprètes. Les heures sombres de notre histoire sont devenues des œuvres cinématographiques, les dessins griffonnés au crayon en hâte et dans la peur sont désormais exposés dans des lieux hautement symboliques comme le mémorial de la Shoah par exemple. Quelques œuvres littéraires ou poèmes comme Liberté de Paul Eluard sont devenus des incontournables de la littérature. Ainsi les idées humanitaires et libertaires défendues par tous ces artistes ont fini par triompher.

Comme l’évoquait si bien Victor Hugo, il est évident que l’exercice des pratiques artistiques dans les situations les plus critiques a constitué à des degrés divers, des actes de résistance à part entière, qu’ils soient simplement personnels ou collectifs car ils ont permis le triomphe des idées.

Non dénuées de risques ou établies dans les situations les plus désespérées, les œuvres ainsi réalisées aussi insignifiantes ou grandioses soient-elles, ont contribué dans des moments difficiles et troubles, à ressouder les esprits autour des valeurs fondamentales de la liberté, et du respect d’autrui et cela bien au-delà des conceptions idéologiques et politiques, car elles sont profondément ancrées dans l’humain.

Par ailleurs ces œuvres dont certaines sont encore aujourd’hui lues, entendues ou vues, ont en plus une portée universelle qui va bien au-delà de leur simple rôle d’acte résistant de l’époque.  Comment ne pas avoir encore aujourd’hui la chair de poule quand on entend à l’occasion de telle ou telle commémoration, s’élever les quelques notes de musique du chant des partisans ?

La “vie moderne” à la Biennale de Lyon : une exposition qui fait réfléchir

13ebiennalePETIT GUIDE DU PARFAIT VISITEUR

Il y a déjà quelques temps des classes de premières ont passé la journée à la Biennale de Lyon. Voici quelques unes de leurs impressions sur cette exposition.

La Biennale de Lyon est une exposition d’art contemporain qui a donc lieu tous les deux ans. Celle de 2015 inaugure un cycle autour de la vie moderne dont la direction artistique est confiée à Thierry Raspail. L’intérêt d’une biennale est de découvrir des artistes du monde entier sur plusieurs lieux d’exposition. Lors de notre visite, nous avons découvert le Musée d’art contemporain ainsi que la Sucriére (ancien lieu industriel reconverti).

1 ) Comment les artistes exposés à la biennales voient-ils la “vie moderne” ?

Les artistes de la « vie moderne » montrent l’agitation incessante du monde. Exprimées en tableaux ou en sculptures, les œuvres nous font réfléchir sur le fonctionnement de notre société aujourd’hui. La philosophie et aussi la technologie sont des thèmes souvent exprimés. Les œuvres exposées peuvent montrer le changements ou même un simple paysage de notre vie quotidienne auxquels on ne prête plus vraiment attention. Pour plusieurs artistes, l’écologie ressort de plusieurs de leurs œuvres : comment produire moins de déchets ? Comment réutiliser ces déchets, en faire quelque chose de joli/d’utile ? Certains n’hésitent pas à utiliser les déchets pour constituer leurs productions. La vitesse du temps est aussi un thème récurrent, avec des symboles, des comparaisons avant/après…
Certains artistes  voient la vie moderne comme un un certain pouvoir, c’est à dire que l’homme peut dorénavant contrôler la nature, déranger ses cycles de développement, comme l’œuvre de Berrada, où dans une sallent se trouve plusieurs plants de Jasmin. Le jour la salle est plongée dans la nuit , le soir la lumière est activée , ils inversent donc le développement des plantes , et a travers cette ‘œuvre’ passe le message que l’homme peut presque tout contrôler.Il y a aussi le court métrage de Yuan Goang-Ming ( Landscape of Energy), où l’on voit de nombreux paysages au Japon , après la quasi-déstruction d’une usine nucléaire. Durant ce film l’ambiance est pesante , il n’y a aucune présence d’espèce humaine tout le monde est parti de façon à éviter les nuages radioactifs qui seraient présents, la nature prendra toujours le dessus . Dans presque tous les plans, la nature recouvre les constructions de l’homme, essentiellement les bâtiments. Mais il y a un artiste qui nous démontre le contraire , il se nomme Michel Blazy et lui, représente la nature comme quelque chose de beaucoup plus fort que la race humaine, et nous montre que la nature prendra toujours le dessus, sur les chaussures, les imprimantes les ordinateurs la nature recouvre tout ces objets .

2) choix de quelques œuvres

1Dès l’entrée de la Sucrière, on peut découvrir une batterie qui joue toute seule. Enfin pas tout à fait. Ce sont des noyaux de cerise qui s’abattent sur les peaux tendues. Le tout déclenché par «l’aura électromagnétique» des téléphones portables des visiteurs, c’est à dire que lorsqu’un visiteur envoie un message, des noyaux tombent. Ce que j’aime dans cette œuvre à part son originalité , c’est le message qu’elle fait passer , cette œuvre dénonce le fait que le portable est devenu indispensable pour l’humain et que même lors d’une visite au musée, on ne peut le lâcher. L’œuvre est de Céleste Boursier-Mougenot.

2

L’œuvre m’ayant le plus marquée est celle de Tatiana Trouvé. C’est une dessinatrice qui propose des tableaux représentant en général des pièces ou des endroits qu’on a plus ou moins l’habitude de voir. Elle utilise du fusin, des crayons de papier et parfois des collages. J’aime particulièrement cette œuvre pour la technique adoptée, cela donne une atmosphère sombre et mystérieuse que j’aime beaucoup

Waterworld

Dans ses peintures, dessins et collages, Thomas Eggerer explore l’interaction des formes, des couleurs et des gestes en représentant des groupes d’individus perdus dans des diverses endroits ambiguës. Ce qui m’a interpelé dans cette œuvre c’est bien cette idée de clône , de copie , de dédoublement. D’un premier abord on pourrait croire que c’est un zoom d’une photographie . C’est la manière dont est peinte l’écume des vagues qui nous donne cette impression ainsi que le cadrage étrange qui fait référence à une photo . Sur cette toile on observe l’absence d’identité des individus , il s’agit d’un phénomène de standardisation d’où l’expression «  On est tous dans le même bain » . Personnellement je trouve que ce tableau paraît étrange et peut faire peur car les personnages sont parfaitement identiques , de plus j’ai remarqué qu’il y’avait que des hommes . Ce tableau permet d’établir une relation entre le virtuel et le réel et fait réfléchir sur la question d’éternité .

Il paraît que le fond de l'être est en train de changer ?Dans un rapport aux images et aux choses qui n’appartient qu’à elle, Emmanuelle Lainé a travaillé plus de trois semaines à Lyon avant l’ouverture de la Biennale pour transformer le mac de LYON en véritable atelier. À partir d’éléments réalisés au préalable, l’artiste déploie un vaste jeu de piste sans cesse modifié et corrigé, jusqu’au moment où elle photographie en plan large son processus de création, photographie qui sera ensuite collée au mur comme un trompe-l’œil monumental. Cette œuvre m’a beaucoup attiré , le titre est relativement accrocheur car il est sous forme de question . L’idée que j’ai retenue est que l’objectif de cette œuvre est de pourvoir analyser le comportement de la société actuelle face à l’image et à l’objet d’un point de vue exterieur. J’ai apprécié cette conception de la transparence adopté par l’artiste , l’effet de miroir , la photographie qui reflète la réalité avec les mêmes objets au même endroits . Le fait que cette représentation soit produite à taille humaine la rend d’avantage intéressante et surprenante.

DSC_3941La première œuvre m’ayant fortement marquée, est tout simplement la première que j’ai pu voir. Elle se nomme « Border_Lyon » et elle est de  Lai Chih-Sheng et elle date de 2015. Elle est bien sûr impressionnante dès le début, car la manière de l’aborder est tout à fait différente de toutes les autres œuvres de cette Biennale. (Longer les murs) Le chantier intérieur est aussi un argument, car il nous met face à ce qu’est le passage de l’humain sur terre, un chantier. (C’est du moins mon point de vue) Mais toute la complexité de l’œuvre reste ces traces noires sur les murs. Elles ne sont pas anodines, et c’est ce qui m’a plu. Lai Chih-Sheng a voulu ici donner un second exemple à son œuvre, illustrant de deux manières différentes le passage de l’homme, toute deux d’une saleté qui en deviendrait presque belle. J’étais admirative d’un tel sens de l’observation de l’artiste, qui relèverait presque pour moi du génie.  Cette œuvre reste de loin celle qui m’a le plus marquée et que je ne cesserais de trouver impressionnante par sa banalité.

11Une des œuvres de Michel Blazy : « Pull Over Time »

L’artiste a fait pousser des plantes dans des chaussures, des vieux appareils électroniques, des vêtements… Ceux-ci sont placés à l’extérieur, sur des balcons, offrant une vue sur le port. Il y a un lien entre la rapidité que représentent la chaussure (pour lui) et la lenteur de la pousse d’une plante. A travers cette production, on voit aussi une dimension écologique de réutilisation des objets usés et des déchets. J’ai aimé cette série car on peut voir que la nature reprend toujours ses droits ; et puis je l’ai trouvée jolie.

 

 

12

La deuxième oeuvre qui m’a été impressionnée est «Résidence permanente» de Andreas Lolis. C’est une cabane de sans-abris avec des cagettes, du carton, du bois et du polystyrène. Sauf que cette oeuvre n’est que du marbre, qui est un matériel très cher. Il y a énormément de détail comme la texture ou l’usure du temps. Mais pourquoi représenter une cabane avec du marbre? Andréas Lolis nous parle ici des problèmes quotidien sur la pauvreté et la situation, par exemple, en Grèce.

Extraits des comptes-rendus de Clément, Eléna, Lola, Solène, Shannah, Laura, Lucie, Leslie, Angélique.

 

 

 

 

CORRIGES DES EPREUVES LONGUES HISTOIRE-GEO

bac11

Bon, les résultats sont là : il semble  que vous ayez, pour beaucoup d’entre vous, encore de la marge sous vos semelles pour progresser et atteindre une note intéressante pour le bac (rappel : la moyenne pour l’avoir c’est 10, pas 8 !!!!!). Alors peut être qu’un moyen d’y parvenir serait de travailler les corrigés des épreuves longues, non ?? Enfin la bonne nouvelle c’est : quand on est pas encore à son  maximum, on peut toujours progresser !!! (et n’attendez pas de solution miracle du type ci dessus, mieux vaut compter sur votre travail …oui, oui , j ‘ai bien dit travail  !!!!! )

Alors précipitez vous sur ces corrigés et consommez les sans modérations :

EL partie 1 sujet 1 compo mémoire algérie L ES S

EL partie 1 sujet 2 Compo gouvernance économique L ES

EL partie 1 sujet 2 Compo 2 Gouvernance eco mondiale depuis 75 S

EL partie 2 carte geo environnementale. L ES S

 

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