Monthly Archive for novembre, 2007

Liberté de la presse.

Manifestants, grèvistes et blogosphère se déchainent contre jean-Pierre Pernaut (50000€/mois) qui fustige de plus belle les privilèges des grèvistes (1500€/mois):


La manipulation de l’opinion atteint des sommets. Les grands médias, loin d’offrir une vision objective et pluraliste des problèmes se transforment en presse d’opinion. Le monde de Dimanche-lundi offre un florilège de citations de jean Pierre Pernault (Journal de 13 heures sur TF1), bel exemple de “professionalisme” et de neutralité journalistique:

  • 12 novembre : “A partir de mercredi, une grève illimitée”, hausse les épaules et poursuit “Et, une nouvelle fois, ce sera aux usagers de se débrouiller pour aller travailler.” Quelques minutes plus tard, il explique : “Les grévistes d’aujourd’hui protestent contre la réforme des régimes spéciaux qui était dans le programme de Nicolas Sarkozy et c’est pour cela qu’il a été élu.”
  • Le lendemain, après avoir annoncé que “plusieurs sondages confirment l’hostilité des usagers à cette grève et revendiquent la liberté de voyager”, Jean-Pierre Pernault redit : “La mobilisation se heurte à la volonté de créer un système plus équitable de financement des retraites. C’était dans le programme de Nicolas Sarkozy et il a été élu en partie pour ça.”
  • Le 14 novembre, le journaliste s’étonne : “La grève doit s’arrêter, tout de même, car des négociations s’ouvrent.”
  • Le 15 : “Les usagers commencent à en avoir ras le bol.”
  • Le 16 : “Les usagers en ont ras le bol”, et les embouteillages sont monstres, mais, “malgré cette immense pagaille, sept syndicats ont demandé à leur base de poursuivre la grève”.
  • Le 19, “la pagaille continue”, le 20 novembre, “journée de grève des fonctionnaires, des écoles sont fermées, parfois on accueille les enfants, mais il n’y a pas de cantine”.
  • Le 21, “moins de 23 % de grévistes, mais cela continue à provoquer la pagaille. Cela devient fatigant pour tout le monde. Sept Français sur dix pensent que la grève n’est pas justifiée, selon un sondage Opinion Way, et, pourtant, elle continue”.
  • Le 22, “le métro est encore aux 3/4 bloqué, alors qu’il y a à peine 10 % de grévistes”, et le JT s’intéresse à la grève vue de Caumont-L’Eventé, un petit village du Calvados “où les vaches ne regardent jamais passer les trains, et pour cause : il n’y en a pas”.

Comme l’observait jean-François Kahn sur France Culture la semaine dernière: “Si on voulait imiter en France M. Chavez, qui interdit une télévision d’opposition au Vénézuela, on aurait du mal à en trouver une…”

Economie de marché ou survie de l’espèce, il faut choisir! (bien sur ce sera l’économie de marché…)

Tel est le message d’un récent rapport des Nations Unies qui fait peu de bruit (sans doute en raison de son contenu antilibéral)

“La destruction systématique des ressources naturelles de la Terre a atteint un point où la viabilité des économies est en danger, et où la facture que nous laisserons à nos enfants pourrait être impossible à régler”.    L’étendue et la composition des écosystèmes terrestres « sont modifiées par les populations à une vitesse sans précédent ». Les experts insistent sur la notion de seuil : « Les effets cumulés de changements continus dans l’environnement peuvent atteindre des seuils qui se traduisent par des changements brutaux » et irréversibles. Cette idée de « points de basculement » ne s’applique pas seulement au changement climatique, mais aussi aux phénomènes de désertification, de baisse des nappes phréatiques, d’effondrement d’écosystèmes, etc.

Ce rapport, résultat du travail de 1 400 scientifiques et experts, dresse un tableau alarmant de la situation écologique de la planète, mais souligne aussi combien son évolution dépend du choix des politiques économiques.

La majorité des indicateurs sont au rouge :

  • climat (les concentrations de gaz carbonique dans l’atmosphère ont augmenté d’un tiers depuis vingt ans),
  • Biodiversité (les populations d’amphibiens ont été divisées par deux dans le même laps de temps),
  • Pollutions (celle de l’air est responsable de 500 000 morts par an, selon l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS), artificialisation des sols (un étalement urbain “anarchique” en Amérique du Nord), etc.

Le contraste est marqué entre la pression écologique intense que subit la biosphère et l’expansion économique qui a fait passer le produit annuel par être humain de 6 000 dollars à 8 000 dollars entre 1987 et 2007. Mais de façon très inégale, insiste le rapport : “Les injustices environnementales continuent à augmenter, affectant surtout les pauvres (qui sont beaucoup plus touchés par les dangers naturels), les femmes et les peuples indigènes.” L’environnement reflète ces inégalités : “Certaines régions développées ont accompli des progrès environnementaux aux dépens d’autres régions en y exportant la production et ses impacts.”

“Un modèle de développement “du Nord” prévaut toujours avec, par exemple, un développement urbain basé sur la dépendance envers la voiture”.

Le programme des nations unies pour l’environnement définit quatre scénarios. Pour chacun, un but est privilégié :

- Marché d’abord : “Le gouvernement aide le secteur privé à atteindre une croissance économique maximale.”

- Politique d’abord : “Le gouvernement met en place des politiques fortes afin d’atteindre l’objectif tout en accordant toujours beaucoup d’importance au développement économique.”

- Sécurité d’abord : l’accent est mis “sur la recherche de la sécurité, qui l’emporte sur d’autres valeurs, et place des limites croissantes sur la façon dont les gens vivent”.

- Ecologie d’abord : cela “implique la collaboration entre le gouvernement, la société civile et le secteur privé pour améliorer l’environnement et le bien-être de tous”.

Le “scénario écologique” atteint le mieux l’objectif d’amoindrir l’ampleur de la crise écologique. Il suppose que la démographie évolue selon le bas de la fourchette prévue par l’ONU, soit 8 milliards d’habitants en 2050. Le taux de croissance annuel de l’économie mondiale est modéré, mais loin d’être nul, puisqu’il conduit à un triplement du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Le “scénario marché” poursuit la logique dominante des années 1990 : on y suppose que la population atteindra 9 milliards d’individus en 2050 et que la croissance multipliera par cinq le PIB mondial. Il aboutit à une situation écologique très dégradée en 2050, comme le “scénario sécurité” – qui induit quant à lui des “conflits permanents” à travers la planète. “Dans le scénario marché d’abord, l’environnement et la société évoluent le plus rapidement vers – voire au-delà – des points de basculement où des changements soudains et irréversibles pourraient survenir.”

La poursuite de la libéralisation apparaît ainsi comme le scénario le plus risqué. Les experts rappellent que la logique écologique est incompatible avec la recherche illimitée de la croissance économique : “La perte de la biodiversité et le changement climatique ont des conséquences irréversibles, que la croissance des revenus ne peut résoudre.”

Mais inutile de s’inquiéter, La découverte par des astrophysiciens de l’Observatoire austral européen de La Silla, au Chili, d’une nouvelle planète a été annoncée mardi 24 avril. Située à 20,5 années-lumière de la Terre, cette exoplanète est de “type terrestre habitable”.
(Synthèse à partir d’un article du Monde du 16 novembre 2007 et du rapport du PNUE).
Une petite chanson pour finir…

Slideshow

Get the Flash Player to see the slideshow.

Le poisson pourrit par la tête— Proverbe politique chinois

Calendrier d'événement

novembre 2007
LMaMeJVSD
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930EC

Lectures


QR Code Business Card
Performance Optimization WordPress Plugins by W3 EDGE