Par vos trois professeurs, téléchargeable ici: Le corrigé des épreuves communes d’histoire et de géographie de janvier 2008.
Par vos trois professeurs, téléchargeable ici: Le corrigé des épreuves communes d’histoire et de géographie de janvier 2008.
Lorsque l’on évoque la peinture à Sienne, on a tendance à croire qu’elle se fige avec les “Primitifs ” au XIVème siècle et les ravages de la “peste noire “de 1348. Une exposition qui vient de se terminer à Londres, “Renaissance Siena -Art for a city- (1450-1530)” a prouvé le contraire et démontré que la période de la Renaissance fut aussi très féconde dans cette cité, même si le chemin suivi fut différent de celui de Florence, au coeur des révolutions artisitiques des XVe et XVIe siècles.
Ainsi, à l’église San Domenico de Sienne , une peinture de Sodoma , scènes de la vie de Sainte Catherine, l’extase (1525) est une perfection au niveau du dessin et une explosion de sentiments extravagants :
Dans le même édifice, un rétable de Matteo di Giovanni de 1478, sous ses airs d’archaïsmes totalement volontaires est en fait une oeuvre de résistance aux nouveautés qu’ont tentées d’imposer Florence ou des peintres comme Piero della Francesca.
Au coeur de la cité, le Palazzo publico médiéval domine le Campo de Sienne de sa tour majestueuse – voir photo du blog en cliquant sur place de Sienne - et rappelle le statut de République indépendante de la ville jusqu’en 1529, date à laquelle Charles Quint lui imposa sa protection. Par défi, Beccafumi réalisa cette année là une fresque pour la salle du Consistoire du palais, dont le message “la liberté ou la mort” apparaît comme un slogan politique. Il y déploie des trésors de bizzareries qui rendent le tableau combatif, avec de nombreux personnages en mouvement :
A la Renaissance, Sienne fut donc loin d’être éteinte. Cette exposition l’a prouvé. Si vous voulez en savoir plus, consultez l’article paru à ce sujet dans la revue Beaux Arts (N° 281 de Novembre 2007).