Monthly Archive for avril, 2008

Session de rattrapage….(seconde A)

Pour vous qui avez préféré  vous promener sous les cieux souvent  gris de la belle Albion ,plutôt que de rester pour vous  épanouir à travers les cours si enrichissants d’histoire-géo, voici de quoi combler vos lacunes. En cliquant  sur votre page (seconde A) , vous trouverez la fin du cours de géographie qui fera l’objet du contrôle du 7/ 05 et toutes les indications pour des révisions sereines et enjouées….

 

Les droits de l’homme sont-ils universels?

Une tribune libre du Monde questionne très fortement les objectifs de la prochaine conférence Durban II sur les droits de l’homme.

L’illusion d’un consensus mondial autour de l’universalité des droits de l’homme est en passe de voler en éclats. Il suffit d’observer le détournement de certaines conférences de l’ONU et la dérive en cours au Conseil des droits de l’homme pour s’en convaincre. L’inquiétante tournure prise par la Conférence contre le racisme organisée à Durban au début de septembre 2001 n’était qu’un symptôme. Depuis, le mal s’est considérablement aggravé.

Les Etats liberticides ont profité de l’après-11-Septembre pour faire évoluer l’ONU vers une vision différentialiste des droits de l’homme. Sous prétexte de lutter contre le risque – bien réel – d’amalgames entre musulmans et terroristes, ils ont réussi à imposer leur définition du mot « islamophobie » dans le langage onusien. Contrairement à l’expression « racisme antimusulmans », qui vise bien le racisme envers des individus, le mot « islamophobie » désigne la phobie envers l’islam au risque de disqualifier toute parole critique envers la religion ou l’intégrisme comme étant une forme de racisme.

Regroupés au sein de l’Organisation de la conférence islamique, les pays musulmans s’en servent pour soustraire leurs politiques liberticides à toute sanction, au nom d’une vision « islamique » des droits de l’homme. Cette mascarade ne serait pas possible sans le soutien de pays comme la Chine, la Russie, Cuba ou le Venezuela, qui ont tout autant intérêt à refuser une vision dite « occidentale » des droits de l’homme.

Entre la lâcheté sur le Soudan, la fin des enquêtes sur les violations des droits de l’homme à Cuba et de la Biélorussie, le tabou tibétain, l’impasse sur la Birmanie, et le troublant désintéressement (y compris des pays islamiques) pour la question tchétchène, la plus grande victoire du front commun contre l’universalité des droits de l’homme fut d’obtenir la tête du rapporteur chargé « du racisme et de l’intolérance qui y est associée »: le Béninois Maurice Glélé-Ahanhanzo. Il avait osé rapporter la montée de l’extrémisme religieux et du racisme antijuifs d’inspiration coranique. En 2003, sous présidence libyenne, il est remplacé par un rapporteur sénégalais, Doudou Diène, autrement plus docile.

Sous prétexte de lutter contre « l’islamophobie, la christianophobie et l’antisémitisme », le nouveau rapporteur a redéfini le racisme, et même l’antisémitisme, comme une forme de « diffamation envers les religions ». Ce qui lui permet d’accuser la « laïcité radicale », et tout particulièrement les élites françaises, d’être responsable de l’intolérance au niveau mondial. Ses rapports ne laissent pas d’étonner. Pas une ligne sur les discours de haine sexistes et homophobes de certains prédicateurs, ni sur les journaux arabes décrivant les Noirs comme des insectes envahisseurs, silence sur le sort des minorités en Chine, aucun détail sur celui des minorités chrétiennes en terre d’islam, pas même sur la discrimination des chiites en terre sunnite, mais des pages et des pages à déplorer la « stigmatisation de la burqa » ou la publication de douze dessins danois sur Mahomet… Comme autant d’atteintes à la « liberté de religion ». Alors qu’il existe déjà une rapporteuse sur la liberté de religion. Et que le rapporteur en charge de « la protection de la liberté d’opinion et d’expression », doté d’un regard légèrement plus équilibré sur l’affaire des dessins danois, semble sur la sellette. Saisissant le prétexte du film Fitna, les Etats les plus liberticides viennent de redéfinir sa mission. Il n’est plus tellement chargé d’enquêter sur les atteintes à la liberté de la presse (par exemple en Russie ou en Tunisie), on lui demande désormais de traquer surtout les « abus » commis au nom de la liberté d’expression.

Par un formidable tour de passe-passe, les prédateurs des droits de l’homme et de la presse ont réussi à transformer l’ONU en un tribunal grotesque, où les accusés siègent désormais sur le banc des juges. Mère de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la commission était déjà largement discréditée, notamment depuis la présidence libyenne de 2003. Le Conseil des droits de l’homme – qui la remplace depuis mai 2006 – était censé rectifier le tir. Grâce au système des quotas régionaux et de vote bloqué, les Etats les plus répressifs se sont taillé la part du lion. L’Organisation des pays de la conférence islamique a placé dix-sept de ses membres, soit un tiers des sièges. Dès la première séance plénière, le ministre iranien des affaires étrangères fixait pour priorité de lutter contre « la diffamation des religions, particulièrement du message divin de l’islam, et de faire cesser son dénigrement ».

Prévue en 2009, Durban II doit se tenir alors que la Libye préside le comité préparatoire, et que l’Iran tient la vice-présidence. La présidente libyenne a ouvert les travaux « Au nom d’Allah, le miséricordieux ». C’est dire si Durban II promet. Si le Canada tire la sonnette d’alarme, l’Union européenne propose sagement de s’en tenir à une simple réunion de suivi. Journaliste à l’ONU depuis 1970 et auteur d’un livre intitulé L’ONU contre les droits de l’homme (Mille et une nuits, 2003, avec Claude B. Levenson), Jean-Claude Buhrer est encore plus pessimiste: « L’acharnement à détourner le Conseil de ses objectifs est tel qu’il devient nécessaire de s’interroger sur l’avenir de cet organe. Il est en train de vider de leur substance les principes qu’il est censé promouvoir et défendre. »

 


Caroline Fourest est essayiste et rédactrice en chef de la revue ProChoix dans le journal Le monde.

 

 

 

Caroline Fourest

En contrepoint, on pourra lire le bilan de Durban I par Pierre Sané, sous-directeur général du secteur des sciences sociales et humaines de l’UNESCO, ancien secrétaire général d’Amnesty International qui fournit un bel exemple de l’idéologie victimaire en vogue aujourd’hui.

Café équitable.

(Le monde)

Vingt ans après la création du label Max Havelaar, le commerce équitable, dont la 8e Quinzaine se tient en France du 26 avril au 11 mai, a décollé. Mais comment préserver les grands principes, rémunération, conditions de travail, développement durable, tout en attirant de nouveaux consommateurs ?

Le 4e Forum national du commerce équitable à la Cité des sciences (Paris-19e), les 25 et 26 avril. Renseignements :  www.forumequitable.org

Commençons par un détour au Mexique, à Ixtepec, chez les paysans de la coopérative Uciri. Ces Indiens zapotèques vivent dans les montagnes du sud de l’Etat d’Oaxaca, à quelques dizaines de kilomètres du Chiapas, dans des conditions d’une extrême rudesse. Ils ont constitué, il y a un peu moins de trente ans, avec l’aide d’un missionnaire néerlandais, Frans van der Hoff, un projet collectif agricole qui préfigure le système international Max Havelaar. La 8e quinzaine du commerce équitable, organisée du 26 avril au 11 mai dans toute la France, est l’occasion d’évaluer les succès et les défis du secteur.

Ces paysans montrent volontiers leur hangar, la nouvelle route, un camion qui permet d’effectuer les tournées de collecte de l’arabica, le bus scolaire qui évite aux enfants de marcher quatre heures pour rejoindre l’école, le hall du conseil, les ordinateurs, les étiquettes sur les sacs de café… Bref, tout ce qu’ils ont réussi à construire et à financer.

Aujourd’hui, Uciri pourrait presque voler de ses propres ailes. La coopérative écoule une part de plus en plus importante de ses récoltes sur le marché conventionnel. Une autre coopérative brésilienne, Coagrosol, spécialisée dans les jus de fruits biologiques, partage cette  » maturité « . Cela fait deux projets arrivés à l’âge adulte, sur les 632 soutenus cette année par l’organisation non gouvernementale Fairtrade Labelling Organizations (FLO), qui gère le label Fairtrade Max Havelaar.

L’idée d’un commerce plus juste a germé après l’appel  » Le commerce, pas la charité ! «  lancé en 1964 à la tribune de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). En 1969, le premier magasin est apparu aux Pays-Bas. En 1974, une boutique Artisans du monde a ouvert en France.

Le label Max Havelaar, nouveau système marchand alternatif de grande envergure, a été développé en 1988 par Frans van der Hoff et un ex-membre de l’ONG Solidaridad, Nico Roozen. Les deux hommes cherchaient à garantir des conditions de rémunération et de travail décentes aux petits producteurs pauvres et isolés, en favorisant le développement autonome et durable.

Depuis vingt ans, les règles perdurent : un prix d’achat supérieur aux cours mondiaux (afin de couvrir les coûts de production) ; une prime au développement (destinée à financer des équipements collectifs) ; l’organisation en coopérative (pour encourager la mise en place d’un système démocratique) ; le préfinancement des récoltes (afin de lutter contre le surendettement) ; et l’instauration de relations commerciales au long cours (qui évitent la spéculation).

Aujourd’hui, le succès commercial est réel pour le café, le produit historique du secteur, mais aussi pour la banane, qui est désormais dépassée par les fibres de coton (une filière mise en place en Afrique de l’Ouest en 2005). Selon TNS Worldpanel, qui mesure les achats réels d’un panel représentatif de 13 000 foyers, 22,5 % des ménages français ont acheté des produits labellisés Max Havelaar en 2007, pour un budget annuel moyen de 16 euros. Le logo bleu et vert sur fond noir figure sur plus de 80 % des produits vendus en commerce équitable dans le monde. Ce système bénéficie à 1,4 million de familles du Sud.

Le commerce équitable est devenu un business : 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2007 (+ 42 % par rapport à 2006), selon FLO International, dont 200 millions d’euros en France. Entre 2005 et 2007, le nombre total de foyers français consommateurs de produits équitables a progressé de 1,6 million, selon TNS. Et ce n’est pas fini. Une étude publiée en février à Londres par Datamonitor estime que  » la sensibilité croissante des consommateurs aux achats éthiques «  va faire décoller le marché.  » Le consumérisme éthique va devenir une priorité, a confié l’auteur de l’étude, Nick Beevors, au site FoodProductionDaily.com. Les consommateurs vont choisir des marques qui se différencient activement, de façon transparente et crédible. «  Les gammes s’étendent, la grande distribution cherche à élargir son offre, ou convertit ses approvisionnements. En Grande-Bretagne, Marks & Spencer a passé en 2007 toute son offre de café et de thé en équitable, suivi par Sainsbury’s, pour les bananes et tout son thé.

NOUVEAUX DÉSÉQUILIBRES

Désormais, l’association FLO, installée aux Pays-Bas, s’organise comme une entreprise. Son nouveau patron en France, Joaquin Muñoz, un ancien consultant du cabinet Mars & co, parle  » optimisation «  des débouchés, gestion des  » packagings « , développement des dosettes pour le café. Depuis janvier, la filiale FLO-Cert, qui garantit la fiabilité du système auprès des consommateurs, est certifiée ISO 65, ce qui atteste la transparence et l’indépendance de ses contrôles.

Si les bénéfices sur le terrain sont tangibles, de nouveaux déséquilibres menacent aussi.  » On est très soucieux de l’orientation politique du label, explique Tristan Lecomte, le patron de l’entreprise Alter Eco, qui a introduit en France des gammes complètes dans les grandes surfaces. Nous préférerions que FLO renforce l’existant, accompagne mieux les coopératives les plus fragiles. «  Vingt-cinq personnes sont chargées de l’assistance sur le terrain chez FLO. C’est peu.

Voilà le chantier du label Fairtrade Max Havelaar : placer des garde-fous afin de protéger les filières capables de produire les produits les plus demandés, mais aussi aller jusqu’au bout de la vision politique initiale, en imaginant la route qui permettra à ceux qui sont prêts de basculer en douceur dans le système  » classique « . A ce jour, cette question très polémique n’est pas évoquée dans le Livre blanc qui fixe la stratégie pour les années à venir.

Florence Amalou

On peut cependant se demander si ce modèle à un avenir dans un contexte de forte hausse des prix et de baisse du pouvoir d’achat…

Slideshow

Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait où il va.— Sénèque (4 avJC – 65 ap JC)

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  • Lecture: Comment vit-on la crise au Sud? Problèmes économiques 2978.
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    C’est la question que pose l’excellente revue Problèmes économiques dans son n° 2978, publié en septembre 2009. On trouvera un sommaire complet ici. Rappelons que le principe de cette publication est d’offrir une revue de presse à partir des journaux, revues et publications dans le domaine économique. Parmi les articles, retenons en particulier celui consacré [...]

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