Graphique extrait d’une étude de l’EGE: école de guerre économique (cool!)
L’étude est téléchargeable ici.
Si les importations d’automobiles en Chine chutent, alors que le marché est en plein développement, c’est bien sur parce que les entreprises nationales se développent, mais aussi parce que le gouvernement chinois mène une politique très active pour contraindre les firmes étrangères à produire sur place les véhicules. cette politique s’applique également aux sous traitants, comme le montrait fort bien le documentaire ma mondialisation à propos du décolletage de la vallée de l’Arve. C’est cette même politique que s’interdisent les autorités européennes qui laissent se poursuivre les délocalisation au nom d’un intégrisme du marché de plus en plus indéfendable… qui creuse nos déficits et accroit les files de chômeurs.
Sur un sujet voisin, Le Monde diplomatique de janvier 2010 propose un article intitulé: Un robot en France, un ouvrier en Chine qui balaie bien des idées reçues: “Confronté à d’importants problèmes techniques sur le moteur de ses camions haut de gamme, Renault a donné, entre 1990 et 2000, priorité absolue à la qualité pour conserver l’image de la marque . Son choix s’est traduit, pour la réalisation du moteur, par une automatisation des équipements de production et de contrôle ainsi que par une formalisation des procédures. En effet, les managers étaient à la fois convaincus — comme dans l’aéronautique des années 1990 — de la supériorité du travail des machines sur celui des hommes et méfiants à l’égard des ouvriers. « A l’époque [en 2000], avoue un ingénieur, il y avait encore des grands mouvements de grève, des sabotages même, et l’on ne savait pas trop si on pouvait faire confiance aux opérateurs (…). Et puis [leur] niveau de formation n’était pas le même qu’aujourd’hui, il y avait beaucoup d’erreurs. »
Aux stéréotypes habituels, Clément Ruffier, sociologue, oppose des Chinois bordéliques mais bricoleurs et sachant s’adapter très vite, à une direction française de Renault psychorigide qui cherche à contrôler électroniquement, mais sans succès, chaque geste ouvrier. réjouissant! Le tout s’achève par la revente de l’usine de camions à Volvo et de la licence de fabrication aux Chinois, qui rachètent ensuite Volvo…
Le début de l’article est ici, la suite en kiosque!


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