Malcolm

Petit supplément:

La solution à tous vos problèmes est dans la troisième séquence:

“J’ai arrêté de penser, j’ai découvert que le problème venait de mon cerveau! … La question n’est pas d’être intelligent ou bête, c’est de devenir une sorte d’outil!”


La séquence dans la cour de l’école est une parfaite illustration des théories de Hobbes (Reese y jouant le rôle du souverain qui met fin à l’état de nature par le consentement de ses sujets qui lui abandonnent leur liberté):

À l’état de nature, l’homme est dénué de toute bonté, comme les animaux livrés à la “loi de la jungle”. Il y règne la puissance anarchique de la multitude (potentia, en latin). Doué de raison, c’est-à-dire de la faculté de calculer et d’anticiper, l’homme prévoit le danger, et attaque avant d’être attaqué. L’homme le plus faible pourrait avec de la ruse l’emporter sur le plus fort. Chacun est donc persuadé d’être capable de l’emporter sur autrui et n’hésite pas à l’attaquer pour lui prendre ses biens. Des alliances éphémères se nouent pour l’emporter sur un individu. Mais à peine la victoire est-elle acquise que les vainqueurs se liguent les uns contre les autres pour bénéficier seul du butin.

Cette guerre est si atroce que l’humanité risque même de disparaître. A ceux qui penseraient que cette vision de l’humanité est pessimiste, Hobbes rétorque que même à l’état social où pourtant existent des lois, une police, des juges, néanmoins nous fermons à clef nos coffres et nos maisons de peur d’être détroussés. Or l’état de nature est sans loi, sans juge et sans police… C’est l’angoisse de la mort (la mort violente) qui, résultante de l’égalité naturelle, est responsable de l’état de guerre et fait peser sur la vie de tous une menace permanente. Cet état, fondamentalement mauvais, ne permet pas la prospérité, le commerce, la science, les arts, la société.

L’état civil et le pouvoir Souverain

Une humanité livrée à elle-même, sans l’ordre social aurait fini par disparaître. Ce qui va sauver l’homme c’est sa peur de mourir et son instinct de conservation. L’homme comprend que pour subsister, il n’y a pas d’autre solution que de sortir de l’état de nature. C’est la passion qui le pousse à sortir de l’état de nature : la peur de la mort, le désir des choses nécessaires à la vie et l’espoir de les obtenir par son travail[3]. Cependant, pour Hobbes, cela ne signifie pas qu’il n’existait pas de droit naturel antérieur à la formation de la société : il existait un droit de nature, c’est celui de préserver sa propre vie par tous les moyens[4].

La loi de nature est un précepte de la raison, ou que la raison découvre, et qui limite le droit naturel et le rationalise en quelque sorte. La première et fondamentale loi de nature est qu’il faut rechercher la paix et ne rechercher le secours de la guerre que si la première est impossible à obtenir. Ces lois naturelles sont éternelles et immuables[5], car elles reposent sur la rationalité que chacun possède et non sur un consentement collectif. Mais elles doivent êtres appliquées par tous. Pour y arriver, dit Hobbes, il est nécessaire de renoncer à certains de ses droits, car rien ne peut garantir l’application par tous de la loi naturelle. C’est là qu’intervient la théorie du contrat. Ce qui va permettre de passer de la nature à la société, de la guerre à la paix, c’est un contrat passé entre les sujets et un souverain. Plus qu’un consentement, il s’agit d’un réel transfert de tous ses droits naturels à une personne qui est appelée le Souverain, ou Leviathan. Hobbes insiste encore plus en montrant qu’il s’agit d’une unité réelle de tous les individus : « C’est plus que le consentement ou la concorde : il s’agit d’une unité réelle de tous en une seule et même personne, faite par convention de chacun avec chacun »[6]. Chacun contracte avec chacun en vue de transférer tous ses droits à un Souverain qui les détiendra tous.

De par sa puissance, le Souverain est ainsi la garantie que les hommes ne retomberont pas dans l’anarchie de l’état de nature ; et il mettra en application ce pour quoi il a été fait en promulguant des lois civiles auxquelles tous doivent se soumettre « De même que pour parvenir à la paix et grâce à celle-ci à leur propre conservation, les humains ont fabriqué un homme artificiel, que nous appelons un état, de même ils ont fabriqué des chaînes artificielles appelées lois civiles »[7]. Le Souverain a donc pour fin la conservation des individus.

(extrait de l’article de wikipedia)

Originally posted 2008-05-17 11:12:56. Republished by Blog Post Promoter

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” La vie des pauvres doit être plus sacrée qu’une partie de la propriété des riches. “— Cahier de doléances du Mesnil-Saint-Germain, 1789.

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