Originally posted 2009-03-23 14:31:00. Republished by Blog Post Promoter
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1) Puissance monétaire
En juillet 1944 sont signés les accords de Bretton Woods [ci-dessus], entre 45 états, y compris la France du GPRF. Malgré l’opposition de l’économiste anglais Keynes, qui réclamait une monnaie internationale, le bancor (formé par la somme pondérée des valeurs des grandes monnaies du monde) les thèses de l’Américain White triomphent :
- le dollar joue le rôle de l’or, reste la seule monnaie convertible en or ( la £ ne l’est plus) C’est le Gold Exchange Standard – il durera jusqu’en 1971.
- les taux de change sont fixes, les banques centrales garantissant le maintien du taux de change officiel
- la modification des taux ne peut se faire que dans le cadre du FMI (Fonds monétaire international, alimenté par les états qui souscrivent un quota, après quoi ils peuvent emprunter au FMI
- la BIRD (Banque Internationale pour la reconstruction et le développement) finance les investissements
Ces deux dernières institutions sont à Washington
2) Puissance commerciale
La libre circulation des idées et des biens devant, selon la théorie libérale, empêcher tout repli autarcique et tout conflit, les EU et 22 autres états représentant 80 % du commerce mondial signent en octobre 1947 les accords du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) qui limitent les interdictions d’importation et les droits de douane, mais n’interdisent pas les unions douanières.
Les discussions multilatérales pour faire baisser les droits s’appelleront des “rounds” – à cause de la longueur des négociations – par exemple, le Kennedy Round durera de 1963 à 1967.
Les droits de douane baisseront régulièrement jusqu’au début des années 70.
Le GATT s’est transformé en OMC (Organisation mondiale du commerce) en 1995
3) puissance financière
Les EU financent la reconstruction des états détruits en Europe et dans le Pacifique, en rapport avec la montée des tensions avec l’URSS.
Le Japon, la Corée, Taîwan recevront des crédits pour leur reconstruction, crédits qui permettront la croissance dynamique de l’après-guerre dans la zone.
L’Europe recevra, essentiellement en subventions (non remboursables) 13 milliards de $ ( environ 170 milliards de $ d’aujourd’hui). C’est le European Recovery Program, autrement nommé Plan Marshall – du nom du général, secrétaire d’état et principal conseiller de H. Truman – (livre p 107 doc 3) annoncé dans un discours à Harvard le 5 juin 1947. Le plan s’inspire des thèses interventionnistes de Keynes (il faut un dispositif volontariste d’aide et d’assistance)
L’aide s’adressait à tous les états d’Europe ayant subi la guerre (sauf à l’Espagne franquiste)
Quelles que soient les arrières pensées politiques des EU (lutter contre le communisme), l’aide Marshall a été un acte de solidarité.Ces capitaux placeront l’Europe sur les rails de la croissance forte des 30 Glorieuses.
Comme les EU ont laissé à l’Europe le soin de répartir les fonds, l’Europe crée l’OECE (l’Organisation européenne de coopération économique) qui deviendra l’OCDE en 1960.
L’OCDE compte actuellement 30 pays membres et publie régulièrement des études et des statistiques sur divers indicateurs (PIB,population, inflation…) Les thèses actuellement défendues par cette organisation ne sont plus keynésiennes mais néo-libérales (le rôle de l’état se réduit au profit de l’entreprise privée)
L’URSS refusa l’aide Marshall, ainsi que les états qu’on appelle les démocraties populaires : c’est ce qu’escomptaient les EU…
Originally posted 2007-09-28 21:53:48. Republished by Blog Post Promoter