A l’occasion du sommet de Copenhague, qui s’acheva comme on sait en monticule, la revue esprit consacre un dossier à la crise écologique qui ne fait que commencer intitulé: “Retour à la terre, retour à nos limites”. L’ensemble des contributeurs s’attache à faire le lien entre la crise économique et la crise écologique, ce qui les conduit à remettre en cause le mode de croissance et de production qui prévaut dans les pays développés et émergents. Ainsi, selon Marc-Olivier Padis:
l’affaiblissement du régime salarial qui avait permis, dans le cadre des institutions de l’après-guerre et de l’industrie fordiste, un fort compromis social, équilibrant en particulier la répartition des fruits de la croissance et permettant ainsi, en soutenant de manière continue le revenu des ménages, la consolidation d’une large classe moyenne dans toutes les économies développées3. Il ne faut pas voir dans la crise d’un type de crédit immobilier américain très particulier (les fameux prêts subprime) un problème sectoriel qui se serait étendu à l’ensemble de l’économie par manque de barrières réglementaires ou de frontières. Car il faut la replacer dans un mouvement d’ensemble qui touche les États-Unis comme les autres pays: la difficulté pour les classes moyennes fragilisées de faire face au coût croissant de l’alimentation, des matières premières et de l’énergie du fait des déséquilibres de notre modèle de consommation, du changement climatique et du décollage de parts croissantes de la population mondiale (Chine, Inde, Brésil…).
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Originally posted 2010-01-24 11:53:35. Republished by Blog Post Promoter