L’histoire, marginalisée au lycée, selon certains, marginalisée d’abord et surtout par le provincialisme de l’enseignement universitaire, justement dénoncé ici par quelques jeunes universitaires aux dents longues… à noter un hommage (posthume?) aux travaux de G. Noiriel, si loin des préoccupations actuelles…
“Depuis quelques années, le monde de la recherche historique français porte un intérêt soutenu à la “world history” ou histoire globale.
Née aux Etats-Unis, cette volonté de dépasser les histoires nationales en ouvrant les horizons et en mettant l’accent sur des zones oubliées de l’histoire du monde a progressivement fait se rejoindre le vaste champ des études sur la mondialisation économique et les études postcoloniales.
On y met en avant les points de connexions entre zones géographiques voisines, voire le manque de relations entre elles.
On parle donc maintenant d’histoire globale et d’histoires connectées pour définir ce nouveau type d’approche.
Mais cette approche, transdisciplinaire et internationale, est difficile à mettre en œuvre en France, alors même que les maîtres revendiqués de cette nouvelle histoire sont les historiens de l’école des Annales, qui, dans la lignée de Fernand Braudel et de Pierre Chaunu, ont inventé des concepts comme l’histoire atlantique.”
à podcaster sur le site de France Culture